Weekend anticolonial en hommage aux martyrs Algériens du 17 octobre 1961

Dimanche 18 octobre 2026 : tables rondes, repas, concerts à la Chapelle
Samedi 17 octobre 2026 : appel à rejoindre les mobilisations, cortège anti-impérialiste, antiraciste, contre les violences policières, à la mémoire des martyrs du 17 oct 1961

programme weekend anticolonial 18 octobre 2026

PROGRAMME DIMANCHE 18 OCTOBRE 2026

13h : ouverture des portes
13h30 :
– Le 17 octobre 1961 et le continuum raciste – Sud Education 31-65-82
– Lutte pour la libération du Sahara occidental – Association de solidarité sahraouie Tarn-et-Garonne

15h-16h30
– Présentation de : « J’ai trouvé mes réponses, mémoire d’un intellectuel combattant Palestinien » par l’équipe éditoriale du livre – participation de TSEDEK et du CSP31

17h-18h30
– Luttes anti-impérialistes dans les dernières colonies françaises – Brenda Wanabo-Ipeze (FLNKS – sous réserve), Survie et Révolution Permanente

19h30 – Repas
20h30 – Soirée festive

SAMEDI 17 OCTOBRE 2026 : APPEL A REJOINDRE LES MOBILISATIONS
Au sein d’un cortège anticolonialiste, anti-impérialiste et antiraciste, contre les violences policières, et à la mémoire des martyrs du 17 octobre 1961.

Hier comme aujourd’hui : à bas le colonialisme et le racisme d’État !

Honorons la mémoire des martyrs du 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, à l’appel de la Fédération de France du FLN, des dizaines de milliers d’Algérien·nes entreprennent une marche pacifique dans Paris. L’objectif est de boycotter le couvre-feu illégal et raciste imposé aux seul·es « français·es musulman·es d’Algérie » et de sensibiliser l’opinion publique française à l’indépendance de l’Algérie. Cette manifestation, sauvagement réprimée par la police du sinistre préfet de Paris, Maurice Papon, sous les ordres du gouvernement de Michel Debré, se termine dans le sang. Les victimes se comptent par centaines, disparues ou noyées dans la Seine. Les jours qui suivent, plus de 10 000 Algérien·nes sont raflé·es, interné·es et matraqué·es, s’en suivant tortures et exécutions.

À bas le racisme d’État !

Ce massacre d’État a été occulté et n’a jamais été officiellement reconnu par l’État français, comme tous les crimes coloniaux perpétrés durant 132 ans en Algérie. Plus largement, l’absence de condamnation claire et officielle est le reflet des politiques actuelles dans les territoires d’outre-mer et de la politique impérialiste de la France, mais aussi de son racisme d’État.

Depuis de nombreuses années, celui-ci se déploie avec une grande brutalité à travers des dispositifs et des lois racistes, en particulier islamophobes. De la loi de 2004 sur l’interdiction du port du voile à l’école à celle dite sur « le séparatisme » en 2021, ou encore les récentes lois sécuritaires et anti-immigré·es, les attaques se multiplient contre les personnes non-blanches, en particulier noires et arabes, et contre les organisations musulmanes.

À bas le colonialisme et l’impérialisme français !

L’État français maintient sa présence néocoloniale, notamment militaire, soutient des régimes corrompus partout où ses intérêts économiques et stratégiques sont en jeu, et continue de piller des ressources comme dans de nombreux pays africains.

L’État réaffirme sans cesse sa domination coloniale aux Antilles, à la Réunion ou encore à Mayotte où la répression est permanente. Cette politique à Mayotte s’illustre par les récentes déclarations gouvernementales appelant à une plus grande militarisation contre l’immigration et au déploiement de dispositifs de pressions économiques contre les Comores.

De la même manière, le peuple Kanak continue de lutter contre plus de 170 ans de colonisation de peuplement, alors même que l’accord de Bougival renforçant cette situation est largement dénoncé, en particulier par le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS). Face à cette mobilisation légitime, l’État a emprisonné et déporté des dizaines de Kanak en métropole. Alors que plusieurs dirigeant·es de la CCAT ont été relaxé·es, d’autres continuent d’être détenus en France dans des conditions particulièrement inhumaines.

La France, complice du génocide en Palestine

Depuis trois ans, Israël poursuit un génocide dans la bande de Gaza qui a déjà fait des centaines de milliers de victimes palestiniennes, des millions de déplacé·es et détruit la quasi-totalité des infrastructures de l’enclave. Parallèlement, la colonisation et le nettoyage ethnique s’intensifient dans toute la Palestine, en particulier en Cisjordanie et à Jérusalem. De la même manière, l’impérialisme états-unien et Israël poursuivent leurs agressions dans toute l’Asie occidentale, du Liban à l’Iran en passant par le Yémen. En continuant son soutien politique, économique et militaire à Israël, la France participe pleinement à cette situation.

Rendre hommage aux victimes du 17 octobre 1961, c’est honorer le peuple algérien et soutenir toutes celles et ceux qui luttent encore contre les États coloniaux, racistes et impérialistes ici comme ailleurs.

L’Algérie a vaincu, la Palestine, la Kanaky, le Sahara Occidental et tous les peuples en résistance vaincront!

L’enfermement administratif : dispositif colonial

Podcast de la table ronde organisée par le collectif Toulouse Anti CRA dans le cadre d’une action en soutien aux prisonnier·es du centre de rétention (CRA) de Toulouse (24 mai 2025)

Textes et podcast relayés par Enquête Critique et Spectre.


L’idée de cette table ronde a été de réfléchir à l’enfermement administratif (détention, internement ou rétention) comme un dispositif de répression du racisme d’État en montrant les liens dans le temps et l’espace. 
On a d’abord parler de la question de l’emprisonnement colonial et la détention administrative des prisonniers palestiniens puis de l’enfermement administratif en Algérie coloniale et montrer le continuum colonial avec l’enfermement, les déportations et les assignations à résidence des personnes étrangères en France aujourd’hui. Enfin, montrer rapidement le lien entre l’immigration et l’impérialisme autour de la question de l’externalisation des frontières et des déportations. 

Discussion avec Tom, militant anti-impérialiste et antisioniste et avec des membres du collectif Toulouse Anti CRA, collectif anticarcéral et antiraciste créé en février 2020 qui milite contre les centres de rétention administrative et contre le racisme d’État.

Écouter le podcast sur Spectre : https://spectremedia.org/enquete-critique/?playing=2263

Lire les interventions écrites sur le site Enquête Critique : https://enquetecritique.org/projets/prison-et-enfermements/article/l-enfermement-administratif-dispositif-colonial]

Ressources
– Sylvie Thénault, « Violence ordinaire dans l’Algérie coloniale, camps, internements, assignations à résidence »
– Marc Bernardot,« La tradition d’internement en France »
– FASTI –« Abrogeons le CESEDA »
– Centres et locaux de rétention administrative – Rapport national et local des associations 2024
– MIGREUROP – Réseau euro-africain d’associations de défense des droits
– ANAFE – Défense des droits des personnes étrangères aux frontières
– Toulouse Anti CRA, brochures citées à retrouver dans la rubrique Brochures :
> Enfermement au CRA, étapes et procédures
> La répression coloniale de l’État français contre les étranger·es à Mayotte
> Contre les prisons et les frontières, luttes contre les CRA, paroles de prisonnier·es de Toulouse